lundi 20 mai 2013

Robert Palmer Johnny and Mary

Robert Palmer

 Johnny and Mary
In walks love Again







Johnny's always running around
Johnny cours toujours ici et là
Trying to find certainty
Essayant de trouver une certitude
He needs all the world to confirm
Il a besoin du monde entier pour confirmer
That he ain't lonely
Qu'il n'est pas seul
Mary counts the walls
Mary compte les obstacles
Knows he tires easily
Elle sait qu'il se fatigue vite
Johnny thinks the world would be right
Johnny pense que le monde sera juste
If it would buy truth from him
Si il lui achète sa vérité
Mary says he changes his mind
Mary dit qu'il change d'avis
More than a woman
Plus qu'une femme
But she made her bed
Mais elle a fait son lit
Even when the chance was slim
Même quand la chance était mince
Johnny says he's willing to learn
Johnny dit qu'il est prêt à apprendre
When he decides he's a fool
Quand il veut il peut être stupide
Johnny says he'll live anywhere
Johnny dit qu'il vivra partout
When he earns time to
Quand il aura du temps pour le faire
Mary combs her hair
Mary peigne ses cheveux
Says she should be used to it
Elle dit qu'elle devrait y être habituée
Mary always hedges her bets
Mary ne s'avance jamais
She never knows what to think
Elle ne sait jamais quoi penser
She says that he still acts like he's
Elle dit qu'il continue d'agir comme s'il
Being discovered
Etait découvert
Scared that he'll get caught
Effrayé de ce qu'il pourrait attraper
Without a second thought
Sans une seconde de plus
Johnny feels he's wasting his breath
Johnny sent qu'il est en train de perdre sa salive
Trying to talk sense to her
Essayant de la raisonner
Mary says he's lacking a real
Mary dit qu'il manque d'un réel
Sense of proportion
Sens de proportion
So she combs her hair
Puis elle peigne ses cheveux
Knows he tires easily
Elle sait qu'il se fatigue vite
Johnny's always running around
Johnny cours toujours ici et là
Trying to find certainty
Essayant de trouver une certitude
He needs all the world to confirm
Il a besoin du monde entier pour confirmer
That he ain't lonely
Qu'il n'est pas seul
Mary counts the walls
Mary compte les obstacles
Says she should be used to it
Elle dit qu'elle devrait y être habituée

Indochine L'aventurier

L'aventurier
Les 77 jours de pékin






Egaré dans la vallée infernale
Le héros s´appelle Bob Morane
A la recherche de l´Ombre Jaune
Le bandit s´appelle Mister Kali Jones
Avec l´ami Bill Ballantine
Sauvé de justesse des crocodiles
Stop au trafic des Caraïbes
Escale dans l´opération Nadawieb.

Le cœur tendre dans le lit de Miss Clark
Prisonnière du Sultan de Jarawak
En pleine terreur à Manicouagan
Isolé dans la jungle birmane
Emprisonnant les flibustiers
L´ennemi est démasqué
On a volé le collier de Civa
Le Maharadjah en répondra.

Et soudain surgit face au vent
Le vrai héros de tous les temps
Bob Morane contre tout chacal
L´aventurier contre tout guerrier
Bob Morane contre tout chacal
L´aventurier contre tout guerrier

Dérivant à bord du sampan
L´aventurier au parfum d´Ylalang
Son surnom, Samouraï du Soleil
En démantelant le gang de l´Archipel
L´otage des guerriers du Doc Xhatan
Il s´en sortira toujours à temps
Tel l´aventurier solitaire
Bob Morane est le roi de la Terre.

Et soudain surgit face au vent
Le vrai héros de tous les temps
Bob Morane contre tout chacal
L´aventurier contre tout guerrier
Bob Morane contre tout chacal
L´aventurier contre tout guerrier

Kim Wilde You keep me hangin'on

You keep me hangin' on
Loving You





(c) lescharts.com


Il fait sombre, l'atmosphère est un poil oppressante, le vent s'engouffre à travers la porte et les papiers volent, tandis que résonnent au loin quelques notes de synthés : y a pas de tromperies, nous sommes bien dans les années 80.

Un clip et un morceau qui m'ont marqué : je me revois très bien faire l'avion sur le vieux canapé d'angle marron du salon quand j'étais gosse (en même temps, je faisais l'avion un peu tout le temps à cette époque...). Bref, une excellente reprise de la belle Kim, qui atteint tout de même une honorifique 19ème place dans les charts français en février 1987.


Elliott Smith alternate version from Either/or




Elliott Smith
Alternate Versions from Either/Or 7

DETAILS
Format: 7" Vinyl
Label: Kill Rock Stars
Release type: RSD Exclusive Release
More Info:
Four unreleased Elliott Smith "either/or" outake songs
1.        Alameda (alternate version)
2.        Ballad of Big Nothing (alternate vocal)
3.        Angeles (alternate version)
4.        Punch and Judy (other version)



samedi 18 mai 2013

Mogwai Les Revenants

L'excellentissime BO composée par Mogwai pour la série de Canal+ Les Revenants paraîtra dans quelques jours, et on peut la découvrir dès aujourd'hui en intégralité sur le site de PIAS. Quatorze titres au programme, dont une étonnante reprise de What Are They Doing in Heaven Today? (il y aura la même sur le prochain disque de Colin Stetson).







Les Revenants
01. Hungry Face
02. Jaguar
03. The Huts
04. Kill Jester
05. This Messiah Needs Watching
06. Whisky Time
07. Special N
08. Relative Hysteria
09. Fridge Magic
10. Portugal
11. Eagle Tax
12. Modern
13. What Are They Doing in Heaven Today?
14. Wizard Motor





Ghostpoet Some Say I So I Say Light

  1. Cold Win
  2. Them Waters
  3. Dial Tones
  4. Plastic Bag Brain
  5. Thymethymethyme
  6. Meltdown
  7. Sloth Trot
  8. Dorsal Morsel
  9. MSI Musmid
  10. 12 Deaf
  11. Comatose

Alex Rossi l'Ultima Canzone





“Les Italiens le font mieux.” Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le nom du très chic label de Chromatics, Glass Candy, Symmetry et consorts, des groupes qu’on pourrait rapidement qualifier de post-italo disco. Seul hic : le post ici serait de trop ; d’une part parce que l’italo disco est indémodable, et d’autre part parce que leur catalogue de chansons ne sonne résolument pas plus moderne que celui de leurs modèles – les bruits de craquements façon vinyle chez Chromatics ou l’obsession Carpenter en général.

À l’inverse de la douce et rude rivière de l’existence qui s’écoule de manière chronologique, l’art possède ce don magique de tordre les flèches du temps. Ainsi les 80′s peuvent devenir postérieures aux années 2000. Les années 2010 encore plus 80′s que les 80′s elles-mêmes. On dit « régression » de manière péjorative, en oubliant que c’est la vie qui est mal foutue : pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas être ado dans les années 80 et redevenir enfant dans les années 2000 ? C’est un exemple.
Et celui-ci sied particulièrement bien à L’Ultima Canzone, dernier morceau composé par Alex avec l’aide de Romain Guerret (Dondolo, Aline) avec un Rossi qui semble échappé du répertoire d’un chanteur italien inédit, avec pour le coup ladite naïveté qui rime évidemment avec maturité. C’est un compliment.
Talk over aux couplets puis envolées lyriques au refrain sur bidouillages Dondolistes, L’Ultima Canzone devait être celle de l’été indien, elle sera, comme il se doit, le tube de crème solaire de l’été italien. Et ce, qu’il y ait un été en 2012 ou pas, celui-ci ressemblant à un grand adieu prémonitoire (« non è la fine del mondo » rassure pourtant Rossi), et qu’il y ait l’Italie ou non qui s’illumine dans votre rétroviseur. Exactement comme sur la pochette de « Pas Vu Pas Pris » du plus-italien-des-chanteurs-français, Christophe : « Ce disque contient l’Italie. »
Alex Rossi : « Je deviens un chanteur de singles ! »
Dernièrement, entre Je Te Prends et cette Ultima Canzone, Alex me le confiait sarcastiquement ; un peu comme les protagonistes de l’italo disco. Italo disco, italo disco… Okay d’accord, je rabâche ; les concernés ont voulu rendre un hommage sincère à ce « style » qu’ils aiment tant. Mais vers où il faut se tourner surtout, c’est du côté de la ritale sainte pop qui a agonisé la bouche ouverte il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité. Parapaparapapa… En terme de variété pop, L’Ultima Canzone contient ce que l’Italie n’est plus, c’est-à-dire un pays pouvant se vanter d’avoir la « meilleure variété du monde » (dixit Judah Warsky et dixit moi aussi).
Stendhal : « Les Français sont des Italiens tristes. »
En effet, rarement vu un Italien désemparé. Musicalement parlant, la pop italienne est d’une mélancolie chaude à arracher les poils et à briser le cœur d’un ours. Benoît Sabatier, sur le même sujet : « Il y a un romantisme premier degré fantastique. Et souvent des écarts entre grande variété et avant-garde très surprenants. »  Oui. Je me souviens. Alors je vais dire pire que ce que je déteste entendre (« c’était mieux avant ») : dans ce rayon, il n’y a plus grand chose maintenant. La pop italienne s’en est allée dormir vers des Paradis de blancs – Martini et tutti chianti. Des best-of ? Super ! On compterait presque autant de greatest hits de l’homonyme d’Alex, Vasco Rossi la pop star nationale (d’ailleurs, L’Ultima Canzone fait penser à Una Canzone per te pour la mise en abyme) que de nouveaux albums studio, ce dernier étant trop occupé à lustrer ses motos. Les petits nouveaux, quant à eux, semblent se disputer le prix du worst-off. Les génies s’en sont tirés au compte-goutte (les deux Lucio : Battisti il y a longtemps, Dalla cette année). De l’autre, les « restants » (Battiato, Venditti, Carboni…) sucrent les amaretti depuis qu’ils ont cassé leurs pipes à mélodies et brisé leurs verres ou leurs rêves. Oui, au tournant des soixante balais, on délire moins niveau alcool, ou question chimères, qu’à vingt. C’est dommage. J’en recauserai plus longuement, mais revenons à L’Ultima Canzone.
Alex Rossi lui, a la forme : jeune quadra dynamique, c’est son âge. Il est moins vieux que certaines connaissances qui seraient capables de se tailler des rides comme d’autres chercheraient à masquer leurs cheveux gris (cherchez à comprendre). Puis Alex Rossi boit bien. Quand on s’appelle Rossi (rouges), on ne parle pas de verres de trop mais de bouteille de pas assez ; dans un concours gonzo, on pourrait tenir longuement un bras de fer aviné jusqu’au petit matin, parce qu’en plus Alex danse souvent jusqu’à l’aube. Alors ce qu’il insuffle dans L’Ultima Canzone, ce n’est pas un vieux soupir lessivé mais un vent d’espoir sur la chanson italienne. Comme un adieu, les trois compères se font regretter sur un quai de gare – Alex & Arnaud & Romain d’Aline – pour qu’ils reviennent. L’Ultima Canzone, déjà !? Alors que ce n’est que la deuxième qu’Alex écrit et interprète dans la langue de Celentano (« sono francese ma il mio cuore si sente italiano », chantait-il déjà dans Tutto). Et comme on connaît la musique, on sait que c’est une feinte (il ne faut pas négliger la part « fiction » de la musique) : une autre chanson suivra, ce sera Gente di mio Cuore (« gens de mon coeur »), qu’on imagine déjà faire écho aux Copains du groupe précité.
Un single, un premier pas. Il faut maintenant passer au long format pour – délirons – sauver cette variété pop italienne qui, comme une célibataire, n’attend plus personne. Et pouf, le grand amour lui retomberait dessus et lui redonnerait des raisons d’y croire.
Alex Rossi aime énumérer (I’m Your Man de Cohen est une de ses chansons préférées) : « Non è un poema/ non è una ricetta/ (…) non è una lacrima ». Toute présentation devrait ressembler à ça : dire ce que l’on n’est pas pour enfin faire comprendre qui l’on est. En l’occurrence, Alex Rossi, donc : pas un chanteur français mais un nouveau chanteur italien, c’était sa dernière chanson dans la langue de Stendhal !!! Bravissimo.