samedi 22 juin 2013

Depeche Mode Ultra

Enregistré pendant une période trouble, durant laquelle Dave Gahan a faillit perdre la vie, Ultra est l'album le plus sombre de Depeche Mode, l'un des plus denses également. Le premier titre et premier single, paru deux mois avant l'album, Barrel of a Gun, est symbolique de ces nouvelles préoccupations. Sur une rythmique très fouillée, des guitares saturées couvrent la voix trafiquée de Dave Gahan, avec une violence inhabituelle dans un disque de Depeche Mode. Le texte torturé, à l'ironie un peu désespérée, sonne d'ailleurs comme un commentaire désabusé des temps difficiles que le groupe est en train de vivre. The Love Thieves poursuit cette descente aux enfers, sur un tempo plus lent, mais avec la même densité musicale, qui évoque par moments The Cure, surtout dans l'émouvant solo de guitare final, doublé par les choeurs haletants de Martin Gore. Ce dernier - qui, comme à l'habitude, signe tous les morceaux de l'album -, chante la ballade suivante, le grandiose Home, à la mélodie à tiroir typique de son écriture. Un somptueux arrangement de cordes l'accompagne. Contraste avec le prochain titre, une pop song dynamique dans la lignée des grands tubes du groupe, It's no Good, où Martin Gore et Dave Gahan semblent se moquer d'eux mêmes (comme dans le clip désopilant, voir ci-dessous), avec une efficacité redoutable : un archétype de Depeche Mode. Après un morceaux " de liaison " (Uselink), voici Useless, autre single particulièrement puissant. Traité comme un morceau de rock, avec une vraie section rythmique et un riff de guitare électrique comme principal moteur, c'est un classique immédiat, qui réussit cette fusion organique des genres que Songs of Faith and Devotion cherchait en un peu vain.
 
Autre classique, le mélancolique Sister of Night joue sur les contrastes musicaux et l'opposition d'atmosphère entre le couplet et le refrain, comme au temps d'A Broken Frame, avec un résultat bien plus réussit cependant. En outre, la fusion des voix de Dave Gahan et Martin Gore y est parfaite ; et susceptible, une fois de plus, de faire naître l'émotion. Après de tels sommets et un étrange instrumental, l'oppressant Jazz Thieves, digne de David Lynch ou de Coil, l'album ne pouvait que retomber quelque peu, avec les plus quelconques Freestate et The Bottom Line, qui annoncent cependant les demi-teintes d'Exciter, l'album suivant. Selon une tradition bien établie, un titre quasi symphonique, Insight, vient refermer cet album noir, à la cohérence et à la densité rappelant celle du plus lumineux Violator.
Singles extraits :Barrel of a Gun / It's No Good / Home / Useless
Ultra doit une partie de sa réussite au producteur Tim Simenon, avec qui Dave Gahan, Andy Fletcher et Martin Gore ont trouvé un partenaire de taille. Contrairement aux précédents producteurs de Depeche Mode qui étaient la plupart des ingénieurs du son, Tim Simenon est avant tout musicien (leader du groupe Bomb The Bass). Il a su former avec Martin Gore un nouveau tandem de production qui s'installe à la place laissée vacante par Alan Wilder après Songs of Faith and Devotion. De nombreux invités viennent compléter le travail du groupe, notamment le mythique batteur du groupe allemand Can, Jaki Liebezeit, Keith le Blanc de Tackhead ou encore le guitariste BJ Cole. L'électronique et les samples sont particulièrement mis en avant, de même que les guitares, qui fusionnent avec une diversité et une créativité qui prouvent que le groupe, près de vingt ans après ses débuts, a décidément beaucoup de ressources.
Depeche Mode et Tim Simenon collaboreront à nouveau en enregistrant les trois titres du single Only When I Loose Myself, paru un an après Ultra, en 1998.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/musique/pop/depeche-mode-ultra-1997_769894.html#8CiH7zALKDOkfsQc.99

samedi 15 juin 2013

Thee Oh sees Floatting Coffin




THEE OH SEES
Floating Coffin
Dans un monde idéal, l’humanité se contenterait du strict nécessaire. Les rockeurs se passeraient de donner des interviews fadasses et la critique musicale se résumerait à une note suivie de trois adjectifs, un peu comme les modes d’emploi pour les cafetières, le tout affiché sur de grands panneaux en libre consultation, un peu comme les résultats du Bac, avec un redoublement prescrit pour toutes les nouvelles stars n’ayant pas obtenu la moyenne. Dans ce monde là, John Dwyer et ses Thee Oh Sees règneraient sans partage et personne n’y retrouverait rien à redire, pour la simple et bonne raison qu’on aurait claqué le beignet de l’amicale des commentateurs anonymes depuis fort longtemps. Entre le nazisme et le groupe de San Francisco, deux conceptions différentes de la dictature séparées par soixante ans de grand vide démocratique.

Le nouvel album de Thee Oh Sees, « Floating Coffin », pousse cette tentation du parti unique à son extrême. Pas que cet énième disque – on a arrêté de compter depuis longtemps tant la discographie est chargée – soit un bouleversement profond du rock’n’roll, ni que le groupe s’embarque ici dans un chambardement profond de ses habitudes. Le disque, puisqu’il faut bien en parler, est d’une simplicité désarmante ; on a pour ainsi dire envie d’écrire que comme à chaque fois depuis plus d’une décennie, Thee Oh Sees laisse l’ensemble de la concurrence sur place avec une recette pourtant connue depuis des lustres. Leur force, la folie, parvient tout de même à faire des miracles de 4 minutes avec l’attirail en vigueur depuis l’apparition des Sonics, une batterie, des guitares, un chanteur, quoi d’autre ? Le talent, peut-être. Allez dire ça aux autres…



« Floating Coffin », titre dont on comprendra peut-être le sens profond dans trois décennies, ne déroge pas aux règles fixées par le groupe ; un savoir-faire de production, un chanteur habité jappant comme un clébard à la pleine lune, du groove californien tel que les Red Hot Chili Peppers n’en font plus depuis que leurs articulations craquent plus que leurs groupies, bref de l’éructation sonique qui s’infiltrent par tous les pores avec des chansons démoniaques qui parfois regardent vers le très b
as (Night Crawler, idéal pour un enterrement à Las Vegas) et à d’autres vers les sommets (la chanson d’ouverture I come from the mountain, plus messianique tu meurs). Inutile, pourtant, de connaître par cœur la discographie de chaque groupe présent sur la compile Nuggets de Lenny Kaye et bref, d’être un nazi du Garage rock, pour apprécier « Floating Coffin » à sa juste mesure. Plus pop que ne pourrait le laisser penser leurs dégaines de garçons mal dégrossis, plus malins que les clichés puristes, plus modernes que nombre de leurs fans aussi, les Thee Oh Sees puisent aujourd’hui dans un bocal bien plus grand que le seul Garage bruitiste construit à coups de pédales et de méthode fuzz pour les nuls. Ce qui était déjà apparent sur « Putrifiers II » l’est ici encore davantage ; le groupe donne l’impression d’avoir croisé les harmonies vocales des Beach Boys avec le code barre encore collé dessus. Déconcertant jusqu’à l’extrême, comme ce long riff monosyllabique à la Lou Reed sur Toe Cutter/Thumb Buster, ou encore cette envolée de fin de parcours avec Minotaur, morceau épique qui invoque l’esprit de Thurston Moore plaqué sur des violons chantant l’hallali. S’agit-il encore de rock ? Avons-nous rêvé ? Et si finalement la vie n’était qu’une pénible épreuve qu’on supporterait tant bien que mal avec des disques de cet acabit ? En conclusion de « Floating Coffin », et alors que le groupe vient à peine de reposer ses instruments en sueur, on entendra encore pendant près de 30 secondes le bruit de l’électricité résonner sur ce disque cinglant. Thee Oh Sees, ou le génie deux doigts dans la prise. Le courant passe, les chiens aboient.

Thee Oh Sees // Floating Coffin // Castle Face
http://www.theeohsees.com/

En concert le 26 mai à Villette Sonique, le 20 juillet au 104


samedi 8 juin 2013

Boards of Canada Tomorrow's Harvest

 Tomorrow's Harvest est la première production de Boards of Canada depuis l'EP Trans Canada Highway en 2006. L'annonce du nouvel album est marquée par une campagne promotionnelle cryptique tenant du jeu de piste2,3,4.
Le 20 avril 2013, lors du Record Store Day (une journée annuelle de promotion organisée par des disquaires indépendants), un disque vinyle 12" est mis en vente dans quelques magasins de disques anglo-saxons, sans publicité. Sa jaquette est complètement blanche, à l'exception du nom du groupe et du titre « ------ / ------ / ------ / XXXXXX / ------ / ------ » ; le disque ne contient qu'une piste de moins d'une vingtaine de secondes, où une voix égrène les chiffres 9, 3, 6, 5, 5 et 7, laissant penser qu'ils correspondent aux « X » de la jaquette et que cinq autres suites de six chiffres sont à trouver5,6. La chaîne YouTube de Hell Interface (pseudonyme de Boards of Canada) diffuse ensuite une courte vidéo où la voix énonce les chiffres 7, 1, 7, 2, 2 et 87,6. Le 23 avril 2013, la chaine BBC Radio 1 joue les chiffres 5, 1, 9, 2, 2 et 57. Sur le forum non-officiel de Boards of Canada, Twoism.org, la bannière du forum est altérée ; le fichier de l'image GIF, si il est lu dans un éditeur de texte, pointe vers deux liens SoundCloud dont les pistes, mises bout à bout, conduisent au nombre 628315 ; le même fichier possède dans son code une autre image GIF cachée indiquant la position du nombre7. La cinquième partie du code, 699742, est donnée dans une publicité sur le site Adult Swim8,9.
Finalement, le site officiel du groupe redirige vers un site privé nécessitant un mot de passe10. Le code de la page donne le dernier indice, « 813386 », et sa position. En entrant tous les codes à la suite, « 699742628315717228936557813386519225 », l'utilisateur est redirigé vers une vidéo de promotion de l'album10.
En guise d'annexe, la personne ayant acheté le disque vinyle à l'origine du jeu de piste le propose à la vente sur le site d'enchères eBay ; il y est vendu pour 5 700 $10,11.
Le 23 mai 2013, Reach for the Dead est diffusé pour la première fois dans l'émission de Zane Lowe sur BBC Radio 1 et est sorti comme premier single de l'album12. Le 3 juin 2013, le Boards of Canada diffuse l'album en live sur son site web13.

Le 23 mai 2013, Reach for the Dead est diffusé pour la première fois dans l'émission de Zane Lowe sur BBC Radio 1 et est sorti comme premier single de l'album12. Le 3 juin 2013, le Boards of Canada diffuse l'album en live sur son site web13.

Fauve Blizzard

Le groupe, dont le nom est inspiré du titre du film Les Nuits fauves1, est fondé en 20102. Il commence à se faire connaître à la fin de l'année 2011, essentiellement par le biais des réseaux sociaux sur Internet3. Malgré un nombre très limité de titres produits, leur style cru et percutant rencontre un succès rapide4 : en 2013, ils commencent à se produire sur de grandes scènes5 et produisent un premier EP qui est sorti le 20 mai 2013. À l'occasion de leur passage au festival du Printemps de Bourges en 2013, ils remportent le prix iNOUïS, nouvelle appellation des Découvertes du Printemps6.
Le collectif [modifier]

À coté du groupe FAUVE composé de 5 membres : 4 musiciens (chanteur, guitariste, bassiste, batteur ) et un vidéaste2 qui se produit sur scène, se trouve le collectif FAUVE Corp. Les membres de FAUVE insistent sur l'aspect collectif de leur travail. Ce collectif s'élève en réalité jusqu'à 15 personnes4. Lors d'entretiens avec la presse, ils cultivent un certain goût du mystère et de l'anonymat1,3.


vendredi 31 mai 2013

The National Trouble will find me

En 1991, Matt Berninger et Scott Devendorf forment leur premier groupe, Nancy, avec trois autres membres à l'université de Cincinnati, dans l'Ohio, mais le groupe se sépare en 1998 quand Matt et Scott vont à New York. Scott appelle alors son frère Bryan pour qu'il se joigne à eux, et ce dernier fait intégrer la nouvelle formation à deux de ses amis, Aaron et Bryce Dessner1. Le groupe se forme en 1999 sous le nom de The National, nom choisi pour son absence de signification2.
Le groupe donne peu de concerts avant de sortir, en 2001, leur premier album, The National. Le disque ne sortira toutefois pas en France, mais y trouve un écho favorable grâce au soutien du webzine POPnews, qui en publie une critique très positive3. The National donne son premier concert français à la Guinguette Pirate de Paris, en décembre 20024.
Le second album du groupe, Sad Songs for Dirty Lovers, sort dans un premier temps en France, au printemps 2003, grâce au label bordelais Talitres, avant de sortir aux États-Unis en septembre. La notoriété du groupe grandit en France grâce au soutien du quotidien Libération et de la station de radio France Inter. Ce second album est très bien reçu par la critique spécialisée : les sites américains Pitchfork Media et Drowned In Sound lui donnent respectivement une note de 8,4/105 et de 9/106, tandis que le magazine Uncut et le journal Chicago Tribune l'élisent album de l'année7. En 2004 sort le Cherry Tree EP, compilation d'inédits et de live. La même année, The National signe avec la maison de disques britannique Beggars Banquet Records.
Alligator, troisième album du groupe, sort en 2005. Il est acclamé par la critique et le Los Angeles Times et les magazines Insound et Uncut le classent parmi les meilleurs albums de l'année8. Le groupe part en tournée pour assurer la première partie de Clap Your Hands Say Yeah et Editors et est à l'affiche d'un grand nombre de festivals estivaux en 2006.


Matt Berninger lors de l'édition 2007 de La Route du Rock.
En 2007 sort Boxer, quatrième album de la formation, qui est aussi bien accueilli que les albums précédents par la presse spécialisée9. C'est le premier album du groupe à connaître un certain succès commercial puisqu'il arrive à la 68e place du classement Billboard 200 aux États-Unis10 et au 57e rang dans les charts britanniques11. Le groupe assure la première partie de R.E.M. et se produit dans plusieurs festivals parmi les plus prestigieux, tels que le Festival de Roskilde, le Glastonbury Festival, Rock Werchter, et le Festival International de Benicasim.
A Skin, a Night, un documentaire réalisé par Vincent Moon sur la vie du groupe pendant l'enregistrement de Boxer, sort en mai 2008 et est accompagné du Virginia EP qui réunit des faces-B et des live. Lors de l'élection présidentielle américaine de 2008, les membres du groupe soutiennent la candidature de Barack Obama12. La même année, Aaron et Bryce Dessner collaborent avec le compositeur de musique minimaliste Steve Reich pour l'enregistrement et l'exécution de la pièce 2×5. Les deux frères s'investissent en 2009 en tant que producteurs dans la compilation Dark Was the Night, vendue au bénéfice de la lutte contre le SIDA13.
Le cinquième album du groupe, High Violet sort l'année suivante, et reçoit le même accueil triomphal que ses prédécesseurs de la part de la critique14. Cet album consacre également la formation auprès du public puisqu'il atteint la 3e place du classement Billboard 200 aux États-Unis10, le 5e rang des charts britanniques11 et devient disque d'or dans de nombreux pays. High Violet remporte le Q Award du meilleur album en 201015.
En 2011, le groupe compose Exile Vilify, un titre exclusif à Portal 2, un jeu vidéo développé par Valve Corporation. En 2012, le groupe, et notamment Matt Berninger, enregistre la chanson The Rains of Castamere (Les Pluies de Castamere en français) pour la saison 2 de la série Le Trône de fer, chanson dont les paroles sont tirées du troisième tome de la saga, A Storm of Swords. Elle apparaît chantée par un groupe de Lannister durant le neuvième épisode, puis lors du générique de fin, cette fois-ci interprétée par The National16. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2012, le groupe soutient à nouveau la candidature de Barack Obama17.
Le 6e album studio du groupe, Trouble Will Find Me, sort le 21 mai 2013.

Tricky False Idols

Son enfance à Bristol [modifier]
Tricky est né dans le quartier de Knowle West, à Bristol, au sud-ouest de l'Angleterre. Son père abandonna sa famille avant même sa naissance et sa mère, Maxine Quaye se suicida alors qu’Adrian n’avait que quatre ans. Tricky nomma son premier album Maxinquaye en hommage à sa mère, et affirma un jour que, bien qu’il ne l’ait connue que très peu, il avait le sentiment qu’elle parlait encore à travers lui.
Adrian passa une grande partie de sa jeunesse avec sa grand-mère, qui le laissait souvent regarder de vieux films d’horreur plutôt que d’aller à l’école. À 15 ans, Tricky commença à écrire ses premiers textes, qui reflétaient plus les préoccupations sexuelles d’un adolescent que les thèmes sombres et ambigus qu’on trouverait plus tard sur ses albums. À 17 ans, il fit un séjour en prison pour avoir acheté des faux billets de 50 livres sterling à un ami, qui le dénonça par la suite. Tricky déclara à ce sujet dans une interview : « La prison, c’était très bien. Je n’y retournerai jamais. » (NME, 1995).
Premiers pas musicaux [modifier]
Après avoir rencontré DJ Milo, Tricky commença à fréquenter les membres d’un sound system nommé The Wild Bunch (des rangs de cette dernière naquit entre autres le groupe Massive Attack). Adrian fut alors surnommé « Tricky Kid », et à 18 ans il intégra le groupe de rap Fresh 4, qui gravitait autour du Wild Bunch. Tricky collabora sur le premier album de Massive Attack, Blue Lines, sorti en 1991. Mais dès qu’il devint clair que faire de la musique était aussi un business, Tricky fut passablement échaudé. Bien qu’il apparaisse à nouveau sur l’album suivant de Massive Attack, Protection (1994), Tricky n’eut jamais le sentiment de faire partie du groupe.
En 1991, avant la sortie de Blue Lines, il rencontra Martina Topley-Bird. Quelque temps plus tard, de passage chez Thaws, elle lui dit, ainsi qu’à Mark Stewart, qu’elle savait chanter. Martina n’avait que 15 ans à l’époque, mais sa voix impressionna grandement les deux hommes, et ensemble ils enregistrèrent Aftermath (bien que le magazine musical anglais The Face prétendît en 1995 que la première chanson que Tricky et Martina enregistrèrent ensemble était Shoebox). Tricky fit écouter Aftermath aux membres de Massive Attack, qui ne furent pas intéressés. En conséquence de quoi, en 1993, Tricky fit presser la chanson sur une centaine de vinyles. Il la copia directement depuis la cassette, pour un rendu plus brut. Finalement, le single Aftermath, édité en white label, lui permit de décrocher un contrat avec la maison de disques Island Records, de sorte qu’il put commencer l’enregistrement de son premier album.
Maxinquaye, ou la percée de Tricky [modifier]


Tricky au festival Pully For Noise 2008
Après avoir quitté Massive Attack Tricky sort son premier album solo Maxinquaye. Cet album sera un succès massif et lui vaudra une célébrité internationale avec laquelle il sera notoirement mal à l'aise. La richesse de cet album réside dans le mélange d'influences musicales variées qui parviennent toutefois à produire un son unique et original. À propos de cet album le magazine Rolling Stone écrit : "Tricky a tout absorbé depuis le hip-hop et la soul américaine jusqu'au reggae et aux racines les plus mélancoliques du rock anglais des années801. Il dira notamment que Kate Bush l'a beaucoup inspiré pour ce premier album2. Sorti quelques mois après le premier album de Portishead, Maxinquaye contribue à faire de Bristol une capitale (éphémère) de la pop.
Tricky apparaît ensuite à l’écran dans Le Cinquième Elément de Luc Besson et livre six albums, dont le chef-d’œuvre Nearly God sorti en 1996 où il reprend Tattoo, un morceau pré-trip-hop de Siouxsie and the Banshees. À ses débuts en solo, la chanteuse qui l'accompagnait était Martina Topley-Bird, son ex-femme. Puis, il a rencontré Costanza Francavilla qui lui a passé une maquette en Italie à la fin d'un de ses concerts. Elle l'a accompagné sur le disque Vulnerable.
Tricky a collaboré également avec Björk et Neneh Cherry, les Red Hot Chili Peppers, Cyndi Lauper, repris Nirvana, Eurythmics, XTC, Kylie Minogue, le thème de Wonder Woman signé Charles Fox (Barbarella, La Croisière s'amuse)... Il est apparu sur la compilation Mr Gainsbourg Revisited en hommage à Serge Gainsbourg, au côté de Placebo, Franz Ferdinand, Marianne Faithfull, Marc Almond et Carla Bruni entre autres.
Il a fait un concert le 26 juin 2003 au Zénith de Paris. Il est aussi passé régulièrement par le festival des Eurockéennes en 1999, 2001, 2003 et 2009.
Tricky s'est forgé une image forte et à part à travers ses clips, notamment ceux réalisés par Stéphane Sednaoui pour les morceaux Hell Is Round The Corner et For Real. Il s'est aussi essayé avec succès à la réalisation.
En 2008, il réside à Paris au Cent Quatre (établissement culturel) du 1er décembre à mi-février.
En 2009, il est accompagné sur scène de la chanteuse Francesca Belmont avec qui il a commencé à écrire un nouvel album, entre Paris et Londres3.


Lenine Renaud Mets tes faux cils deviens marteau


LÉNINE RENAUD

Quand deux ex-meneuses de revue (Franck, chanteur de Marcel et son Orchestre et Cyril, guitariste des VRP) rencontrent un contrôleur de gestion amoureux d'une contrebasse, et qu'au passage ils ramassent deux basketteurs sans  ballon, que font-ils ?

Ils parlent fort, rient joyeusement, vident des verres et en toute fin de soirée, ils envisagent même d'organiser une révolution sonnante et quelque peu trébuchante. Bientôt équipés de banjo, mandoline et accordéon, ils créent Lénine Renaud, parce que Guns n'Roses, c'était pas dans la ligne du parti pris. Un voisin qui passait par là est venu proposer sa guitare. La formation est depuis au complet (faut pas déconner non plus, c'est pas l'auberge du bon pâté).

Alors si nous comptons bien, Lénine Renaud est un duo composé de six musiciens. Sur des airs de pas y toucher, leurs chansons -parce que c'est ce qu'ils font- taillent de tendres ou féroces portraits, racontent la grande aventure du quotidien, la revanche des causes perdues, ricanent des marchands de certitudes, ou encore des fous de Dieu.

Ces adolescents bien défraîchis sont des affectifs, alors pour
pas choper tous les rhumes ils se protègent à coups de gestes
maladroits et de franches rigolades.

Disponible dans toutes les jolies salles des fêtes.